Cameroun-Présidentielle 2018: URGENT – Maurice Kamto traduit devant le Tribunal Militaire

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Le candidat du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) pourrait se retrouver dans les prochains jours devant le Tribunal Militaire de Yaoundé. L’instance juridique a, en effet, enregistré ce mardi une plainte à l’encontre de Maurice Kamto pour incitation à la haine et au soulèvement populaire.
D’après un document dont copie est parvenue à la rédaction de nos confrères de CamerounWeb, la plainte a été déposée par l’Observatoire du Développement Sociétal (ODS), une organisation de société civile. Elle fait suite aux propos de Maurice Kamto qui, au cours d’un point de presse organisé hier lundi, avait revendiqué sa victoire à l’issue du scrutin présidentiel du 7 octobre dernier et convié le président Paul Biya à assurer une « transition pacifique du pouvoir ».
Dans le courrier qui sert de plainte, le plaignant revient sur les faits qui sont à l’origine de cette accusation. Tout d’abord, l’observatoire reproche à Paul Eric Kingue, Directeur de Campagne du tireur de pénalty, d’avoir proclamé son candidat vainqueur de l’élection présidentielle, le 05 octobre 2018 ; soit, 48 heures avant la tenue du scrutin, prévue à cet effet, « sans aucun élément chiffre de preuve ». De plus, la société civile lui reproche d’avoir par la même occasion appelé « le peuple à défendre cette victoire y compris par la force, le cas échéant ». Ce n’est pas tout. Le lundi 08 octobre 2018, le candidat Kamto  a tenu une conférence de presse au siège de son parti, à Yaoundé. Au cours de celle-ci, il s’est autoproclamé vainqueur des élections du 7 octobre 2018, lit-on sur la plainte portée contre lui. Par la suite, le leader du MRC a appelé le Président de la république du Cameroun, à préparer des conditions d’une transmission pacifique du pouvoir. Ainsi, compte tenu des « faits graves » sus mentionnés, l’observatoire national a entrepris de traduire ces incitateurs à la révolte en justice : « Ces faits graves étant constitutifs de sédition, d’appels à la haine et au soulèvement populaire nous amène à solliciter votre intervention en vue de l’application stricte de la loi ».
Bien avant cette organisation de la société civile, c’est le gouvernement qui avait annoncé des poursuites juridiques à l’encontre de Maurice Kamto après sa déclaration.
« Maurice Kamto est manifestement un hors-la-loi. Quiconque se met en travers (des institutions nationales) rencontrera naturellement la rigueur de la loi, parce que la force appartient à la loi », avait déclaré le ministre de la Communication Issa Tchiroma Bakary sur France 24.
Sources: CamerounWeb - La Rédaction

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