Cameroun-Forum sur l’exploitation minière : que peuvent faire les acteurs du secteur ?

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L'assemblée lors de l'ouverture du Forum
Une évaluation de la transparence minière est actuellement faite à Yaoundé, dans le but de contribuer au développement économique du Cameroun en respectant l’environnement.
Non-respect de la réglementation en vigueur, inefficacité du gouvernement sur le terrain. Ce sont de tels manquements qui ont suscité l’organisation du Forum sur la gouvernance minière, tenu dans la capitale du Cameroun les 10 et 11 octobre 2018.
Deux jours d’intenses activités de réflexion sur la transparence et le contrôle minier au Cameroun. Les assises sont constituées des exposés, des ateliers ou travaux de groupe, et des échanges, question d’en tirer des résolutions pouvant favoriser l’amélioration des conditions de vie des communautés riveraines et des acteurs du secteur. Ainsi peut-on retenir des passages des exposants, que beaucoup de lacunes sont à améliorer au Cameroun, en matière de transparence dans le secteur extractif de la mine solide. Les questions liées aux redevances minières, à l’attribution des titres miniers et au respect de la loi environnementale ont longuement été évoquées au cours de ces travaux.
Si la loi prévoit qu’une partie des redevances minières doit être transférée aux collectivités territoriales décentralisées pour le développement local, dans les villages les populations continuent d’attendre qu’elle soit effective. Le processus d’attribution des titres miniers est aussi extrêmement bafoué au détriment des habitants. La propriété réelle des détenteurs des titres miniers constituent encore un mystère au Cameroun. De même, dans les régions de l’Est et l’Adamaoua, des zones d’exploitation minière (or) accrue, la réalisation des études d’impact et la réhabilitation des puits ouverts, sont de véritables préoccupations. Tout ceci au vu et au su de tous.
Ce forum de deux jours, rentre dans le cadre du « Projet Mines-Environnement-Santé et Société » (PROMESS), mis en œuvre par l’association « Forets et Développement Rural » (FODER). Il regroupe une centaine de participants, parmi lesquels des responsables de l’administration, des représentants des communautés riveraines, des exploitants et des membres des organisations de la société civile.
Arnaud Kévin Ngano

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