Cameroun-Privation de liberté : Mimi Mefo (Equinoxe TV), placée sous mandat de dépôt

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Mimi Mefo, Journaliste Equinoxe Télévision
La présentatrice vedette d’émission à Equinoxe télévision est à la prison de new-bell à Douala depuis mercredi 7 novembre à 23 heures.
Convoquée au tribunal militaire ce mercredi 7 novembre 2018, elle y a passé pratiquement toute la journée avec ses avocats. « Nous sommes à la légion de gendarmerie depuis 14 heures, pour une audition qui n’a même pas durée 30 minutes, puisque Mimi a usé de son droit de garder silence », précise Me Alice Kom.
Mimi Mefo, rédactrice en chef de langue anglaise d’Equinoxe TV, est accusée de propagation de fausse nouvelles et cybercriminalité d’après ce qui a été mentionné sur sa convocation signée d’un « Officier de Police Judiciaire » (OPJ). Mais selon Me Alice Kom, le commissaire du gouvernement « a dit que ce que Mimi a fait s’apparente aux actes de terrorisme et constitue une atteinte à la sureté de l’Etat. » La matérialité de l'infraction présumée repose sur le fait que la journaliste aurait relayé une dépêche attribuant à l’armée camerounaise, le décès du pasteur américain Charles Wesco, tué près de Bamenda il de cela quelques jours.
Malgré tous les efforts fournis par ses avocats, Mimi Mefo, menottes en main, a été déféré à la prison de New bell à Douala. Ce qui fait dire à la défense, qu’«une décision avait déjà été prise d’avance». L’historienne du présent, comparaitra certainement devant le tribunal militaire dès lundi 12 novembre 2018. Elle court une peine allant de trois mois à deux ans, si les faits qui lui sont reprochés sont confirmés.
Une situation qui a sérieusement abattu l’avocate Me Alice Kom « C'est la pire de mes journées depuis une dizaine d'années. Je n’ai pas versé des larmes parce que Mimi est très courageuse. Je ne voulais pas être quelqu’un qui l‘affaibli. J'ai vu comment on lui mettait les menottes. Et ça m’a complètement fendu en deux », affirme-t-elle à la presse.
L’avocate qui assimile tout ceci à de la torture, promet de ne pas dormir, tant que Mimi Mefo n’est pas libérée. « Je vais me battre jusqu’au sang, pour la sortir de là », dit-elle.

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