Cameroun-Bertoua 1er : Les propriétaires des débits de boisson sont tourmentés

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Le sous-préfet de l’arrondissement de Bertoua 1er, a annoncé dans un communiqué radiodiffusé, la fermeture des débits de boisson indélicats.
Cette fois, Max Mbella Edjenguélé veut frapper un véritable coup dur. Le chef de terre a constaté, et ceci malgré les nombreuses actions de sensibilisation menées par ses services, que certains bars, bistrots, snack-bars et night-clubs continuent de violer les dispositions du décret N° 90/1483 du 9 novembre 1990, fixant les conditions et modalités d’exploitation des débits de boissons.
Le texte parle de l’absence de la licence d’exploitation des débits de boissons; l’installation des débits de boisson à proximité des établissements scolaires, des hôpitaux, des centres de santé, pire dans les stations-service. En bonne place et parmi les conditions, le texte évoque aussi les tapages nocturnes avec des  troubles de voisinage, le non-respect des horaires d’ouverture et de fermeture des établissements suscités, de la violation des conditions d’hygiène et de salubrité des lieux exploités.
Les textes réglementaires enfoncent le clou en évoquant l’entretien sur lesdits lieux de commerce, des conditions favorisant la débauche, le banditisme, l’insécurité et la dépravation des mœurs. Plus loin, il parle de l’admission des mineurs dans ces débits de boissons et le non-respect de la période d’études des jeunes scolaires et étudiants.
Compte tenu de ces faits palpables dans son territoire de commandement, Max Mbella Edjenguélé rappelle aux exploitants véreux et propriétaires de débits de boissons indélicats que nul n’est au-dessus de la loi. «J’annonce la fermeture systématique dans les prochains jours, de tous ces commerces pris en flagrant délit», martèle l’autorité administrative dans son communiqué.
Quant aux cas de tapages nocturnes et les fermetures tardives de certains bars au-delà des heures règlementaires, l’autorité administrative évoque le retrait immédiat des licences d’exploitation aux bénéficiaires. Dans la même lancée, le sous-préfet de Bertoua 1er exhorte les populations à dénoncer les cas de tapages nocturnes incessants de jour comme de nuit auprès de ses services et des unités de forces de maintien de l’ordre et de sécurité.
Pour de nombreux observateurs, l’autorité administrative locale donne un coup de pied dans la fourmilière. Dans le chef-lieu de la région de l’Est, il est impossible de parcourir 200 m à vol d’oiseau sans apercevoir au moins 4 à 5 bars.
«Tout autour des établissements scolaires et à proximité des centres hospitaliers, les patients tout comme les élèves subissent l’impact négatifs de ces commerces. Au carrefour Teerentra où se trouve le plus important établissement scolaire de la ville, on dénombre une moyenne de 20 bars qui se côtoient l’un après l’autre», dénonce un habitant du quartier Nkol-Bikon 2. C’est donc dire que le sous-préfet de Bertoua 1er  a du pain sur la planche.
Source : actucameroun.com

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