Cameroun-Enregistrement des naissances : Les enfants s’engagent au côté du gouvernement

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"Aucun enfant sans acte de naissance au Cameroun"
Réunis à Yaoundé pendant trois jours sous la supervision du « Ministère des Affaires Sociales » (MINAS), les députés juniors de la région du centre, soutiennent que « d’ici 2035, on n’entendra plus parler d’enfant sans acte de naissance ».
Les députés juniors ont sans doute un rôle à jouer dans la lutte pour l’enregistrement des naissances au Cameroun. La question s’est posée et ces portes paroles des autres enfants de la région du Centre, semblent apporter une réponse adéquate. Au sortir de l’atelier qui les a rassemblé à Yaoundé du 21 au 23 novembre dernier, ils se sont engagé à sensibiliser les communautés (surtout dans les zones rurales), sur les avantages qu’offrent un acte de naissance dans la vie des enfants, à orienter les personnes n’ayant pas les actes de naissance vers les autorités compétentes en la matière, à sensibiliser les parents sur l’importance de se faire accoucher dans les formations sanitaires, et à pousser tous les chefs d’établissement à faire de l’acte de naissance un billet d’accès à l’éducation.
Tout ceci à travers des affiches, des causeries éducatives, des demandes d’audiences pour les plaidoyers, des interventions dans des publicités ou spots, des sketchs lors des activités culturelles dans les écoles, des réactions dans les radios communautaires, les réseaux sociaux, les U-Report et même le bouche à oreille. Ainsi l’honorable Cynthia Raissa Etounga Ayissi de l’arrondissement d’Akonolinga, dans le département du Nyong et Mfoumou dit qu’elle va davantage s’évertuer à « encourager les pères, jeune comme vieux, à accepter la paternité de leurs enfants ». Jean Emmanuel Nga Tsala du département de la Lékié quant à lui, va « commencer par faire savoir aux populations des villages les plus reculés de son département, que l’établissement de l’acte de naissance est gratuit et fondamentale ». Il avoue d’ailleurs qu’il a toujours cru qu’il fallait débourser de l’argent pour cela.
100% d’enregistrement des naissances à l’horizon 2035
Bien outillé aujourd’hui en matière d’enregistrement des naissances grâce à cette formation, les députés juniors du Centre, croient pouvoir réussir sans  inquiétude, le pari de 100% d’enregistrement des naissances à l’horizon 2035.
En effet, après la présentation du mandat des députés juniors par Jean Pierre Edjoa, Directeur de la protection sociale de l’enfance au « Ministère des Affaires Sociales», Caroline Nwana sous-directeur de la réadaptation sociale de l’enfant dans le même département ministériel, va prendre la parole pour relever les objectifs des assises, se ramenant au but principal qui est : « pour chaque enfant, un acte de naissance ». L’UNICEF va par la suite entrer en scène, pour d’abord présenter le système des nations unies, en suite la « Convention Relative aux Droits de l’Enfant » (CDE). Mais tout cela s’avère être l’entrée en matière.
La deuxième journée apparaît comme étant l’une des plus enrichissantes. Le principal module qui intervient ce jour après la restitution des travaux de la veille, est intitulé : enregistrement des naissances. Son présentateur qui n’est autre que Philemon Harouna, Communication officer au sein de l’institution internationale, va partir de la définition de cette expression, pour donner l’importance d’un acte de naissance, en passant par les étapes de la délivrance de ce premier document de l’enfant.
Les techniques de communication à utiliser par ces députés juniors, pour mettre en pratique ce qui leur a été enseigné pendant l’atelier, est présenté le dernier jour par Damaris Roxane Djeny Ngando du « Ministère de la Communication ». Ce module a permis aux députés juniors d’esquisser des réflexions sur la méthode communicationnelle à utiliser dans la campagne de sensibilisation pour l’enregistrement des naissances.
Les travaux vont s’achever par une cérémonie de clôture, présidé par Pauline Irène Nguene, « Ministre des Affaires Sociales ». Cérémonie au cours de laquelle, les 26 députés juniors de la session 2018, recevront des bourses des mains du ministre.
Arnaud Kévin Ngano
 

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