Cameroun-Fête de la Jeunesse: le MRC ne participera pas à la fête

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Fête de la Jeunesse 2018
Le 28 Janvier 2019, l’opposant camerounais Maurice Kamto, arrivé deuxième à l’élection présidentielle d’octobre 2018 et qui revendique toujours la victoire, a été arrêté à Douala ainsi avec 200 de ses militants. Une arrestation qui intervient deux jours après que le MRC ait été à l’initiative d’une série de manifestations contre le pouvoir en place.
Dans un Communiqué de presse rendu public ce vendredi 08 Février 2019 par le Secrétaire générale du MRC, Me Ndong Christopher, le parti dirigé par Maurice Kamto annonce sa non-participation aux manifestations marquant la fête de la jeunesse. Le MRC estime qu’il ne peut pas y avoir de célébration dans l’exclusion, la violation des droits fondamentaux et la répression.
L’on se souvient qu’au lendemain de l’arrestation de leur leader, le porte-parole du MRC avait estimé que «ces interpellations politiques injustifiées du leader et des 200 militants du MRC et au demeurant annoncées, dont le but inavoué est de décapiter le MRC et sa coalition gagnante autour de Maurice Kamto».
Des propos renchéris en substance par le communiqué du Secrétaire générale du MRC: «Nous ne pouvons pas communier avec un Gouvernement qui viole systématiquement notre liberté de réunion et de manifestation ! Nous ne pouvons pas afficher une quelconque concorde avec un Gouvernement qui ne connait pas le dialogue, continue à refuser les réformes électorales essentielles et qui, dans une fuite en avant, conduit notre pays par sa gouvernance, à des lendemains certainement chaotiques», peut-on lire.
Cette décision du MRC est une reconduction du mot d’ordre déjà lancé ce 08 Février 2019, à ses militants et sympathisants au boycotte générale du 11 février 2019 sur l’ensemble du territoire nationale du Cameroun.
Après l’arrestation des leaders du MRC ainsi qu’une bonne brochette de ses militants et sympathisants, de nombreux acteurs de la vie publique et les organisations de la société civile ont dénoncé avec la dernière énergie la répression violente et même sanglante qui s’en est suivi. Il faut par ailleurs rappeler que la revendication des libertés collectives a donné lieu depuis cette période au déferrement d’une partie de ceux-ci.
Source: ActuCameroun

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