Cameroun-Transport : Des centaines de camions de marchandises bloqués depuis 15 jours

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Pierre Nyemeck, Président de la confédération générale des syndicats des transports du Cameroun
Une plate-forme de syndicats des transporteurs routiers du Cameroun, cherche les solutions à ce problème, après s’être rendue sur les lieux, pour toucher du doigt la réalité.
« Il y a une flotte importante de camions et de marchandises devant ravitailler la Centrafrique, bloquées à Garoua-boulai. Nos chauffeurs sont abandonnés à leur triste sort », dit Pierre Nyemeck Ntamack, Président de la Confédération générale des syndicats des transports du Cameroun (Cgstc). Il y a de cela quelques heures, il était à la frontière du Cameroun avec la RCA, en compagnie d’El hadj Oumarou, coordonnateur du Bureau de gestion du fret terrestre (Bgft) et d’autres leaders de syndicat constitués en une plate-forme, pour la circonstance.
Cette descente pour s’en querir de la situation, a également permis à la plate-forme de résoudre quelques difficultés ponctuelles et existentielles. « On y a trouvé des chauffeurs malades, qu’il fallait absolument emmener à l’hôpital. El hadj Oumarou qui a conduit la mission, a déjà dépensé plus de 3 millions, parce qu’il faut aussi les nourrir », révèle Pierre Nyemeck. Il profite d’ailleurs de l’occasion pour inviter les employeurs à s’occuper de leurs employés en souffrance.
En fait, les activités des transporteurs et commerçants sont paralysées depuis le 4 mars 2019, aucun traffic n’est possible entre le Cameroun et la Centrafrique. L'axe Garoua Boulai au Cameroun-Bouar en république centrafricaine, est coupé parce que des rebelles du Frond démocratique du peuple centrafricain (Fdpc) ont décidé de bloquer la circulation. Ils expriment ainsi leur mécontentement par rapport à la formation du nouveau gouvernement inclusif dans leur pays.
La fermeture de cette unique voie de ravitaillement de Bangui, la capitale centrafricaine en marchandises et autres produits, entraine des pertes énormes, à en croire la plate-forme des syndicats des transporteurs terrestres. « Les pertes enregistrées sont indescriptible. Si nous prenons simplement en moyenne 1.500.000 francs CFA par camion bloqué, multiplié par au moins 1.800 camions bloqués depuis presqu’une quinzaine de jours, le bilan serait très lourd ».

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