Cameroun- Bamenda : 03 travailleurs de l’HYSACAM seraient enlevés

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Des séparatistes présumés auraient enlevé ce jeudi, 11 avril 2019, trois ouvriers de la société de traitement des déchets HYSACAM autour du dépotoir à Mankon, emportant l'un de leurs camions.
Les responsables d'HYSACAM craignent pour l'avenir de l'élimination des déchets à Bamenda, à la suite de cette action. Depuis l’arrivée de HYSACAM, des efforts louables ont été déployés pour nettoyer la ville de Bamenda, à la reconnaissance de la population. Alors que la crise anglophone s’intensifiait, la société s’est plainte à plusieurs reprises d’être attaquée par des séparatistes dans le cadre de leurs activités.
En janvier 2019, la société a suspendu ses activités dans la ville de Bamenda. Dans un communiqué de presse, les responsables ont expliqué que la société avait été exposée à la violence perpétrée par des séparatistes armés dans le nord-ouest du pays. Ils ont annoncé avoir perdu près de 1 milliard de FCFA.
Des séparatistes présumés ont endommagé le pont, reliant la ville au centre de gestion des déchets. Les activités de HYSACAM ont été bloquées pendant 15 jours sans aucun moyen de poursuivre l’élimination des déchets à Bamenda.
Le pont principal menant au dépotoir de Mbelewa-Mile Four Nkwen à Bamenda 3 a été brisé par des hommes armés non identifiés, essayant de restreindre le mouvement des voitures dans certaines parties de Bafut, rendant ainsi le dépotoir inaccessible aux camions de la société. Funwi Jude, responsable de la communication chez HYSACAM, a déclaré que  « son personnel et ses machines étaient prêts à maintenir Bamenda en état de propreté, mais qu’ils ne pouvaient pas accéder au site de décharge ». La société a également annoncé que la même chose avait été faite à Buea le 2 décembre 2018.
À Kumba, les séparatistes ont incendié deux nouveaux camions de de la société, qui venaient d’être mis en service. Les employés d'HYSACAM dans toutes les régions anglophones ont été menacés et certains ont reçu des appels à contribuer à la guerre.
Avec la suspension de ses activités pendant plusieurs mois au sein de Bamenda, toutes les parties de la ville sont devenues un dépotoir. La ville presque battue est devenue sale, avec des citoyens déversant de la terre au centre de la ville et à la plupart des carrefours. Il a fallu l'intervention du conseil et des représentants du gouvernement pour convaincre la société de reprendre le travail jusqu'à l'attaque.
La société a prolongé sa suspension jusqu'au mois de février, à la suite de la destruction de son équipement par les séparatistes. L'armée est donc intervenue pour nettoyer les déchets accumulés dans la ville.

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