Cameroun-Crise anglophone : Échanges de coups de feu, tueries et enlèvements à Kumba

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La ville de Kumba
Les habitants du chef-lieu du département de la Meme, dans la région du Sud-ouest, passent un week-end dans la panique et la consternation.
« Un jeudi noir ». Ce n’est pas le titre d’un film ou d’un livre. C’est plutôt ainsi que les « kumba boys and women » ont qualifié la journée du 11 avril 2019. Tellement elle a été tumultueuse. Echange de coups de feux par ci, tuerie et enlèvements par-là, la ville de Kumba semble etre loin de sortir des troubles.
Cette journée qui a pourtant donné l’impression d’avoir bien commencé, s’est ouverte par une embuscade des personnes lourdement armée qui ont kidnappé deux enseignants de l’école primaire et maternelle « Destiny » et Bonakama. Des affrontements entre les éléments des foces de défense et les assaillants vont suivre.
« Ces crépitements des fusils se poursuivent toute la journée jusqu’à une certaine heure de la nuit », révèle un jeune de la ville. Ceci avec des pauses, qui de temps en temps ont fait croire aux gens qui restent à Fiango, Sonang Fang, Kosala et au quartier de la gare, que les altercations sont finies. Mais à chaque fois et en longueur de journée, ils ont été obligés de se terrer dans leur domicile.
Le cadavre d'un jeune homme probablement décédé après avoir été atteint par balle, a été retrouvé par les membres de sa famille, dans la même ville. Le défunt nommé Bekondo Orlando alias Becks aurait été interdit de sortir de la maison le matin du fameux jeudi 11 avril 2019, à en croire sa maman.
Orlando était titulaire du GCE Advance level, l’équivalent du baccalauréat chez les francophones. Il aurait souffert d’un problème mental mineur.

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