Cameroun-Crise anglophone : Le gouverneur Lele Lafrique nie les accusations de Human Rights Watch

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Adolphe Lele Lafrique, gouverneur de la région du Nord-ouest
L’organisation non gouvernementale, a accusé l’armée Camerounaise d’avoir tué 5 personnes au village Meluf, dans la région du Nord-ouest.
« Le gouverneur du Nord-ouest souhaite mieux informer l'ensemble de la population de la région en particulier et l'opinion nationale en général, sur ce qui circulent sur les réseaux sociaux ces derniers jours, parlant d'un prétendu raid militaire, effectué dans le village de Meluf, dans l’arrondissement de Kumbo, département du Bui, le 4 avril 2019, menant à des victimes civiles ... est tout à fait faux » peut-on lire sur le communiqué publié par les services du gouverneurs.
Le responsable administratif estime que ces informations de Human Rights Watch qui circulent, visent à « discréditer les efforts déployés par le gouvernement, à travers les autorités administratives, les forces de défense et de sécurité ». L’autorité informe que les opérations menées par l’armée camerounaise, sont effectuées avec « précision et professionnalisme ».
Sans décrire ce qui s’est passé ce jour-là, le chef de région, invite les internautes et utilisateurs des réseaux sociaux, à plus de « patriotisme », en évitant de partager les informations accablant l’armée et par ricochet, le Cameroun. Ceci pour maintenir « la paix, la sécurité et la stabilité ».
Il faut préciser que le 10 avril dernier, l’ong Human Rights Watch a publié sur son site internet que « les forces gouvernementales ont attaquées un village ». Sans ambages, l’organisation annonce que « des militaires, des gendarmes et des membres du Bataillon d’intervention rapide (BIR) du Cameroun ont mené, le 4 avril 2019, une attaque meurtrière contre le village de Meluf, dans la région du Nord-ouest du pays ».
Dans cet article, l’ong n’hésite pas de demander aux autorités, d’enquêter sur le comportement des éléments des forces de défense et de sécurité sur le terrain. « Il faut enquêter sur les meurtres de civils et les violences commises dans et aux alentours des centres médicaux », souhaite-t-elle.

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