Cameroun-Affaire Mida : Quand le milliard présidentiel divise

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Les souscripteurs de cette organisation soupçonnent les autorités de vouloir faire du favoritisme en occultant de l’argent aux personnes ne remplissant pas les critères préétablis. Réunis au sein d’un collectif, les "midaistes" dénoncent des manœuvres tissées pour dilapider l’appui financier du président de la République.
Déjà un an que dure l’affaire Mida ! Les responsables de la Mission d’intégration et de développement pour l’Afrique toujours écroués en attendant d’être fixés sur leur sort, ainsi que les séminaristes et souscripteurs restent sans voix du fait d’un flou qui entoure le dossier Mida. Le gouverneur de la région du Centre Naseri Paul Bea aurait selon un collectif de la Mida, lors d’une récente rencontre tenue dans ses services, multiplié des pirouettes pour écarter des personnes pouvant le mettre en mal dans le dispatching du «milliard présidentiel ». Ainsi 12 mille associations au lieu de 18 mille comme préalablement recensés.
Il y aurait des curiosités dans les listes proposées par la commission que pilote le gouverneur. Des personnes ayant pourtant souscrit au pro-jet ne retrouvent nullement leurs noms surtout que certains croient que l’on a fait exprès pour ne pas utiliser les données contenues dans les archives de la Mida qui avaient été emportées lors de la perquisition dans les locaux abri-tant l’organisation au quartier Ahala en avril 2018.
Inquiétude
Pour Ebale Zita, souscriptrice,« il y a quelque chose de pas très net qui se passe dans la confection des listes de bénéficiaire de l’argent que le chef de l’Etat a octroyé». Et d’ajouter « j’ai assisté aux travaux et je n’ai pas compris pourquoi les gens qu’on nous présentait comme expert avaient du mal à nous convaincre». Dans cette logique d’inquiétude le Révérend Ango Thomas Delor «remercie le Président de la république pour ce geste mais le plus important serait que l’on sache ce qu’on a fait de l’argent saisi…où en est-on ?
Et les responsables qui ont porté cet argent, pourquoi ne sont-ils pas inquiétés ». Il sera rejoint par un certain Jp du ciel qui dit avoir « reconnu des anciens souscripteurs dans la commission du gouverneur. On les connait et c’est bizarre devoir comment on veut nous mentir ».
Dans la foulée, des souscripteurs aux abois, révèlent qu’il a été « refoulé de la salle de la réunion parce qu’il devait empêcher la forfaiture qui se préparait » et de trancher, « ce ne sont pas des experts mais des hommes liges qui n’ont pour rôle que de saborder le partage ». Fabien Christian Ondoua est aussi de cet avis mais souhaite que les administrateurs de la Mida soient « associés au processus de remboursement parce maitrisant les rouages en la matière».
La pression monte en interne suite à l’annonce d’un soutien du chef de l’Etat aux victimes de l’affaire Mida. La masse silencieuse compte voir clair surtout au sujet de la bataille des chiffres entre les montants emportés à Ahala, ceux déclarés par les autorités alors même que des voix s’élèvent pour réclamer la libération des souscripteurs interpellés au palais de justice parce qu’ayant été confondus aux militants d’un parti politique dont les leaders sont en difficultés aujourd’hui.

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