Cameroun – France : les dessous du soutien de Gilles THIBAULT à Biya au conseil de sécurité Onusien

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La réunion au conseil de sécurité tenue le lundi, 13 mai 2019 a mis d’accord tous les pays membres présents sur l’urgence d’une assistance humanitaire aux populations en souffrance au Cameroun.
Ces pays ont estimé qu’il fallait accompagner l’état du Cameroun loin du principe d’ingérence.
La France, la Chine, le Canada, et bien d’autres pays ont fait des dons importants au gouvernement camerounais dans le cadre de l’assistance humanitaire, il est donc important que les nations unis reconnaisse l’urgence humanitaire et se penchent sur cette question.
Cette rencontre à huis clos contre la volonté du gouvernement camerounais si l’on s’en tient aux propos de son représentant à l’Onu était une initiative des Etats-Unis. ‘’D’entrée de jeu, je voudrais vous dire que la présente réunion sous formule Arria ne rencontre pas l’adhésion du Cameroun’’ précisait Tommo Monthé lors de sa prise de parole.
Une victoire pour les forces du changement et les séparatistes car cette initiative ouvre le débat aux nations unis sur le Cameroun.
Le dossier du Cameroun a connu plusieurs blocage aux nations unis du fait des rapports erronés transmis aux différents pays par les diplomates qui pour la plupart se sont vu attribués des intérêts dans les affaires du Cameroun a titre de corruption.
L’ambassadeur de France au Cameroun Gilles Thibaul est soupçonné d’être actionnaire dans une nouvelle microfinance au Cameroun, certains auraient évoqué des parts à lui attribuées dans les gros projets tels que le barrage hydroélectrique de Nachtigal.
La rencontre s’est déroulée hier dans la courtoisie absolue, à aucune moment gouvernement camerounais n’a été accusé. Ni Jan Ingeland qui il y’a deux semaines évoquait le fait que le monde entier avait oublié le génocide du Cameroun, ni l’invité de l’ONG des droits de l’homme qui parlait des exactions sans toutefois indexer le gouvernement, ni le prélat qui une seule fois a accusé un soldat, tous donnaient l’impression de caresser le gouvernement camerounais pour préparer les futures audiences. Pourtant le clergé catholique jusqu’aux rapports du Vatican ont à plusieurs reprises accusé le gouvernement Camerounais.
Human Right Watch n’a pas été invité, ce qui démontre le caractère formel de cette rencontre aux enjeux hautement stratégique pour le peuple Camerounais. Tout le débat portait sur l’assistance humanitaire, qui ne pourra pas être gérée sans évoquer les droits de l’homme et les différentes responsabilités.
Si les partisans du régime évoquent la souplesse du débat comme une victoire, ils sont loin de comprendre l’enjeu de cette initiative qui marque la levée du black-out sur le Cameroun déjà condamné par l’Union Européenne et les Etats-Unis.
Au niveau de l’opposition, la première force politique de l’opposition, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun de Maurice Kamto, aucune réaction sur le débat. Les militants du MRC sont focalisés sur les marches blanches qu’ils organisent sur l’étendue du territoire national, une marche qui fait déjà des victimes.
Un militant très actif du MRC aurait été assassiné dimanche à Ngong dans la région du Nord par les forces de sécurité. Selon le communiqué du MRC, ce serait une nouvelle chasse aux sorcières pour anéantir l’action du parti dans cette région.

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