Cameroun – contrebande : le carburant frelaté refait surface dans le Nord

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Dans la partie septentrionale du  Cameroun, la vente de ce carburant qu’on appelle vulgairement “Zoua -Zoua” présente  un double facette. Bien qu’il soit officiellement interdit se pratique malheureusement au vu et au su de tous.
La région du Nord Cameroun, comme les autres régions de la partie septentrionale du pays, souffre de la fraude des produits pétroliers. En effet, le phénomène se situe à deux niveaux, la vente de carburant frelaté est une activité économique très lucrative  et de l’autre côté les jeunes  de cette partie du pays sont pour la plus part sans qualifications et n’ont pas beaucoup d’autres activités à faire.
Sa marque
A l’instar des utilisateurs d’engins à moteur des autres chefs –lieux de départements de l’extrême Nord, du Nord et de l’Adamaoua. Tous les automobilistes ou presque utilisés le carburant Zoua-Zoua. Ce produit inflammable provient du Nigeria voisin .Ceux qui ravitaillent encore dans les stations-service se comptent sur les bouts des doigts.
Dans les coins et recoins des différentes localités, le commerce de ce produit absorbe une bonne franche de la jeunesse. Dans sans-emploi aux désœuvrés, chacun y trouve son compte. Il suffit d’avoir son petit comptoir de fortune et d’installer quelques litres d’essence. Et le tour est joué. Depuis quelques  années, le trafic de cet “or noir” a pris une vitesse exponentielle.
Pour s’en rendre compte, il faut simplement passer une demi-journée sur l’axe  Mora-Maroua, Bardake-Garoua ; Lagdo-Rey Bouba. Ces routes sont régulièrement prisent d’assaut par des cyclistes et motocyclistes d’un autre genre. Ceux -ci  transportent chacun quelques trois à sept bidons de 40 litres d’essences sur des vielles bicyclettes, des motos  ou des camions chargés qu’ils n’hésitent pas parfois à brandir des quittance de dédouanement. La fréquence de leur passage est tout aussi inquiétante. Chaque jour, ce sont ainsi des millions de litres de carburant frelaté qui entrent dans les régions septentrionales et particulièrement la région du Nord et inondent les différents marchés.
Le choix
Les clients se recrutent dans toutes les catégories socio professionnelles, Fonctionnaires, commerçants, transporteurs, agriculteurs .En un mot comme en mille, monsieur tout le monde. Les raisons de cette ruée vers le “Zoua-Zoua” sont multiples. Si les vendeurs de ce carburant frelaté  ont trouvé en cette activité la seule piste de leur survie, les consommateurs eux se réjouissent des prix accessibles. “C’est le commerce, l’activité la plus pratiquée par les jeunes à par la moto taxi. On trouve notre compte dans ce métier”, justifie  Oumarou Bouba.
A 350 FCFA le litre, le précieux liquide est à la hauteur de presque toutes les bourses. Alors que dans les stations-service, il faut pour le même litre débourser environ 600 FCFA. Cette marge est suffisante pour inciter les consommateurs à se rabattre sur les nombreux comptoirs de vente disséminés un peu partout dans la ville de Garoua.
Si l’on ajoute à cela le faible pouvoir d’achat de la population, on comprend aisément pourquoi se commerce est florissant dans la région du Nord Cameroun. Des Mesures  Dans le Nord par exemple après une courte pause due à la répression, les vendeurs du carburant frelaté communément appelé Zoua-Zoua sont de retour sur tous les coins de la ville de Garoua. L’ancien préfet de la Bénoué dans la région du Nord,  avait signé un arrêté interdisant  la vente des produits pétroliers de contre bande d’origine étrangère surtout du Nigeria.
Selon certains chercheurs, c’est une activité très difficile à stopper car elle emploie près de 70 % de jeunes dans la région du Nord.  Beaucoup des jeunes auraient même construit leurs maisons sur la vente du Zoua-Zoua. C’est d’ailleurs  un business où chacun trouve son compte, beaucoup d’automobilistes laissent les stations d’essence pour consommer le Zoua-Zoua, car il ne coûte pas cher.
Si l’on imagine le nombre d’habitation où sont enfouis ces bidons prêts à prendre feu  à la moindre étincelle, on a tôt fait de craindre le pire. Même aux abords des routes où sont installés ce comptoirs de commerce, les risques  ne manquent pas : “Vous savez que cette activité est difficilement limitable parce que presque tous les jeunes  la pratiquent .Si nous les empêchons, nous ne savons pas comment le recadrer.
Pour l’heure, nous les sensibilisons à bien conserver ces produits dans les magasins appropriés, loin des domiciles et qu’ils  payent aussi les taxes communales”, laisse entendre un maire de la ville de Garoua.

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