Cameroun – Intoxication alimentaire : Trois morts après un dîner de famille à Limbé

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Trois membres d'une même famille ont perdu la vie, alors que huit autres sont hospitalisés, suite à la consommation d’un repas empoisonné. Cette tragédie est survenue le jeudi 8 août 2019 à Limbé, dans la région du Sud-Ouest Cameroun.
De toute urgence, ces onze victimes de l’intoxication alimentaire ont été conduites de toute  à l’hôpital général de la cité balnéaire. Lieu dans lequel le bilan mentionné plus haut a été enregistré.
Tarhyang Enowbikah Tabe, éditeur du journal The Advocate à Limbe a été le premier à annoncer la nouvelle.
« Limbe en larmes alors qu’une mère et sa fille meurent après le dîner », a déclaré Tarhyang. Dans la même lancée, l’éditeur ajoute que « Gladys Ebai et Shella Ebai sont confirmées mortes alors que d'autres membres de la famille sont sous soins médicaux intensifs après avoir mangé le dîner ».
De l’autre côté, les médias locaux rapportent que : « les huit autres personnes qui ont consommé le repas ont été placées en soins intensifs, tandis que le directeur de l'hôpital régional de Limbe, le Dr Denis Nsame Nforniwe, affirme qu'elles sont dans un état stable ».
Pour déterminer les substances toxiques qui ont tragiquement affecté cette famille, des enquêtes ont été ouvertes.
Toutefois, il y a lieu de rappeler que, selon nos confrères de l’agence Cameroun presse, « une étude suggère qu'au Cameroun, l'intoxication alimentaire est devenue un problème de santé publique. Des cas d'intoxication alimentaire ont été enregistrés dans quatre grands hôpitaux publics (Hôpital régional de Bamenda, District sanitaire de Bambui, Hôpital PMI et District sanitaire de Ndop) de la région Nord-Ouest, de 2010 à 2014.
Parmi les 323 169 personnes consultées, 252 personnes ont été empoisonnées par les aliments : 48% de femmes et 52% d'hommes âgés de 1 à 70 ans, le nombre le plus élevé se situant entre 5 et 35 ans (85%). L'année 2011 a enregistré le plus grand nombre de patients intoxiqués alimentaires (26%), la plupart des patients étaient des agriculteurs et des étudiants.
L’hôpital régional de Bamenda a obtenu le plus grand nombre (42%) ; Mile 4, Bambui et Akum étaient les secteurs ayant le nombre le plus élevé de résidents (27%) ; les pesticides étaient les plus fréquemment toxiques, sur les 252 personnes consultées, seulement 75 % ont échappé à la mort. 
Les symptômes les plus fréquents étaient les vomissements, la diarrhée, les maux d'estomac et de tête ; les aliments consommés étaient indigènes (Achu, maïs fufu, manioc frais, plantains, patates douces, haricots, viande et autres) et eau ; le traitement donné était autochtone (lait, huile rouge et charbon) ou médicaments adéquats après réception dans les hôpitaux. »
By HALID MAMA - Août 9, 2019

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